ARAN, un randonneur pour l’Adour La
rivière Aran fut longtemps le trait d’union
entre l’intérieur des terres et le fleuve Adour, débouché de
l’ancienne Navarre vers la mer. Si le transport de marchandises emprunte
aujourd’hui d’autres voies, l’Adour et ses affluents deviennent
de nouveaux vecteurs de découverte de notre territoire, pour un public
sensible aux richesses naturelles et patrimoniales.

Le bateau Aran se veut un outil au service du développement de la
navigation et de la découverte du fleuve. Il sera mis à disposition
des membres de l’association, mais aussi sous forme locative aux personnes
de passage ayant quelques connaissances en navigation et désireuses
de découvrir le pays de l’Adour par sa voie naturelle. L’implantation
de l’association sur les quais de Bayonne facilitera cette activité.
Il doit pouvoir également tenir lieu d’embarcation de sécurité dans
le cadre du développement des activités de navigation et des
rencontres de bateaux traditionnels.
De ce cahier des charges découle un certain nombre de critères
techniques :
- Un déplacement suffisant pour pouvoir embarquer une famille (5
personnes).
- Une grande stabilité, gage de sécurité.
- Une petite motorisation permettant de s’affranchir des contraintes
de marée ou de pouvoir remorquer une autre embarcation.
- Un fond plat permettant l’échouage hors d’infrastructure
portuaire.
- Des formes suffisamment marines afin de pouvoir rejoindre l’Adour à la
mer et participer aux rassemblements de bateaux traditionnels de la côte
basque.
- Une esthétique traditionnelle nous reliant au patrimoine de l’Adour.
De Saka Xilo à l’Aran

Saka Xilo, dans les barthes de l’Adour, avant sa destruction.
En 2005, suite à sa découverte sur les berges de Rasport,
petit quartier de la Commune de Ste-Etienne-d’Orthe, le couralin pointu
Saka Xilo a été relevé et photographié avant
sa destruction pour cause de vétusté. Son constructeur a pu être
retrouvé et l’histoire du bateau partiellement recueillie de
son dernier propriétaire. Probablement dernier représentant
des couralins traditionnels de l’embouchure de l’Adour, avec
son étrave élancée, son fond plat et ses élégantes
lignes, il va servir de base au dessin de l’Aran.
Un certain nombre de modifications seront nécessaires afin de cadrer
avec les besoins du nouveau bateau :
- Une légère augmentation de la taille, donc du déplacement
afin de pouvoir embarquer une famille en respectant la réglementation.
- L’adjonction d’une petite cabine (rappelant l’escapuchot
des anciennes gabares) afin de maintenir des effet à l’abris.
- La reconstitution d’un gréement et l’ajout d’une
dérive lestée.
- L’aménagement d’un puits pour moteur hors-bord.
Le bateau sera construit en bois, en utilisant des techniques modernes
(contre-plaqué marine, pin rétifié, colles et résines
de synthèse), ceci afin de diminuer le poids et limiter les travaux
d’entretien.
Mise en chantier, fin 2007
Pour la construction du premier exemplaire de l’Aran, un partenariat
a été établi avec l’association « A l’Abordage » basée à St-Martin-d’Arrossa.
Des jeunes en difficulté (cadre ASE ou PJJ) participeront à la
construction dans le cadre d’un atelier éducatif. Ce partenariat
permettra la prise en charge de la partie main-d’œuvre ainsi
qu’une part des frais liés à la construction.
La fabrication pourra se faire dans les locaux de l’association,
23 quai Resplandy à Bayonne.. Le chantier sera ouvert au public et
les différentes étapes seront reproduites par le biais d’un
document vidéo réalisé par les mêmes adolescents.
Une fois mise à l’eau, ce premier exemplaire sera utilisé conjointement
par l’association « A l’Abordage » dans le cadre
de ses activités éducatives, d’autre part par « Les
Escumayres-Talasta » dans le cadre de ses activités de navigation
et sous forme de location.
Enfin, le bateau, transportable sur remorque, sera un ambassadeur
du territoire dans les rassemblements d'embarcations traditionnelles.
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